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Tu as le droit de garder ce qui est bon

Photo du rédacteur: Marc Altmann
Marc Altmann
25 sept.
8 min de lecture

Pourquoi nous n’avons pas besoin de détruire le bonheur simplement parce que nous avons peur de le perdre un jour.


Parfois, quelque chose d’étrange se produit dans notre vie.

Pendant longtemps, nous souhaitons que les choses s’améliorent.

Nous aspirons à la paix.

À l’amour.

À la sécurité.

À une relation épanouissante.

À la réussite.

À la santé.

À un foyer.

À une personne auprès de laquelle nous nous sentons vraiment bien.

Ou simplement à une période où tout peut enfin être calme.

Et puis cela arrive réellement.

Quelque chose devient bon.

Peut-être même très bon.

Mais au lieu de nous en réjouir pleinement, une nouvelle peur apparaît soudain :


Combien de temps cela va-t-il durer ?


Nous commençons à observer ce qui est bon.

À l’examiner.

À le remettre en question.

Nous cherchons des signes indiquant que quelque chose ne va peut-être pas.

Et parfois, nous créons ainsi précisément l’agitation dont nous voulions nous protéger.



Quand la paix devient soudain inhabituelle


Une personne qui a vécu longtemps dans la tension ne ressent pas toujours immédiatement la détente comme quelque chose d’agréable.

À première vue, cela peut sembler contradictoire.

Mais notre système intérieur s’habitue à certains états.

Lorsque nous avons vécu longtemps avec des conflits, de l’incertitude, des inquiétudes ou des tensions émotionnelles, une forme de vigilance intérieure peut s’installer.

Nous nous attendons constamment à ce que quelque chose se produise.

Nous observons notre environnement.

Nous interprétons les changements.

Nous essayons d’anticiper l’endroit où le prochain problème pourrait apparaître.

Et lorsque, soudain, il n’y a aucun problème ?

Notre mental se met parfois à en chercher un.

Non pas parce que nous voulons être malheureux.

Mais parce que ce qui nous est familier peut d’abord nous sembler plus sûr que l’inconnu – même lorsque ce qui nous était familier était épuisant.


Lorsque tu as longtemps vécu dans la tempête, même le silence peut d’abord te sembler inquiétant.


Peut-être dois-tu alors réapprendre que le calme n’est pas automatiquement le calme avant la prochaine tempête.

Parfois, le calme est simplement le calme.



Tu n’as pas besoin de transformer la paix en problème


Peut-être connais-tu ces moments.

En réalité, tout va bien.

Mais ton mental commence :

Il doit forcément y avoir quelque chose qui ne va pas.

Tout se passe trop bien.

Cela ne peut pas durer.

Il va certainement se passer quelque chose.

Et soudain, intérieurement, tu as quitté le moment présent.

Tu n’es plus dans la paix qui existe maintenant.

Tu es déjà dans un problème possible qui n’existe même pas encore.

Bien sûr, anticiper et prendre ses responsabilités fait partie de la vie.

Mais il existe une différence entre prévoir de manière responsable et s’attendre constamment à un danger.

Tu n’as pas besoin de vérifier combien de temps chaque bonheur va durer.

Tu n’as pas besoin d’examiner chaque beau moment en pensant déjà à sa fin.

Et tu n’as pas besoin de transformer la paix en inquiétude à l’idée qu’elle puisse disparaître.


Tu as le droit de laisser ce qui est bon être simplement bon.



La peur de perdre


Derrière cette agitation se cache souvent une peur profondément humaine.

Car dès que nous aimons vraiment quelque chose, nous pouvons le perdre.

Lorsque nous laissons quelqu’un entrer profondément dans notre cœur, nous devenons vulnérables.

Lorsque quelque chose devient important pour nous, sa perte peut nous faire souffrir.

Lorsque nous sommes heureux, nous savons aussi qu’aucune situation extérieure ne demeure éternellement.

Alors, parfois, nous essayons de nous protéger à l’avance.

Nous préférons ne pas trop nous réjouir.

Nous préférons ne pas aimer trop profondément.

Nous préférons ne pas faire entièrement confiance.

Nous gardons intérieurement une certaine distance.

Peut-être croyons-nous inconsciemment :


Si je ne m’engage pas complètement, cela fera moins mal plus tard.


Mais est-ce vraiment ainsi que cela fonctionne ?

Ou perdons-nous déjà quelque chose maintenant, alors que cela est encore là ?


Tu ne te protèges pas de la perte en quittant la joie avant qu’elle ne te quitte.


C’est peut-être l’une des leçons les plus difficiles de la vie.

Nous ne pouvons pas tout retenir.

Mais nous pouvons décider si nous voulons réellement vivre ce qui est présent maintenant.



La joie demande du courage


Lorsque nous pensons au courage, nous pensons généralement aux situations difficiles.

Aux décisions.

Aux changements.

Au premier pas.

Mais la joie peut elle aussi demander du courage.

Car la véritable joie ouvre notre cœur.

Nous permettons à quelque chose de compter réellement pour nous.

Nous disons :


Oui, cela a de l’importance pour moi.


Et en même temps, nous acceptons de ne pas pouvoir contrôler combien de temps cela restera dans notre vie.

Peut-être que la capacité à accueillir pleinement la joie est donc elle aussi une forme de confiance.

Non pas la confiance qui affirme :

Cela ne finira jamais.

Mais plutôt :


J’ai le droit d’aimer cela, même si je sais que la vie change.


C’est quelque chose de complètement différent.




Tu as le droit d’être heureux


Certaines personnes portent en elles une autre difficulté.

Elles ont du mal à profiter de leur propre bonheur lorsque d’autres personnes souffrent.

Peut-être qu’une personne que tu aimes traverse actuellement une période difficile.

Peut-être connais-tu quelqu’un qui est malade.

Peut-être vois-tu la souffrance dans le monde.

Et soudain, un sentiment de culpabilité apparaît :

Ai-je vraiment le droit d’être heureux ?

Ai-je le droit de rire alors que quelqu’un d’autre est triste ?

Ai-je le droit de profiter de ma vie alors que d’autres personnes vont moins bien ?

La compassion est une merveilleuse capacité humaine.

Elle nous relie les uns aux autres.

Mais la compassion ne nous demande pas de souffrir nous aussi.

Tu n’aides pas une personne triste en t’interdisant toute joie.

Tu n’aides pas une personne malade en te sentant coupable d’aller bien.

Et tu ne diminues pas la souffrance du monde en rejetant ce qui est beau dans ta propre vie.


Ta joie n’enlève rien à quelqu’un d’autre.


Peut-être te donne-t-elle même de la force, de l’amour et de l’énergie que tu pourras ensuite partager.



Le bonheur n’est pas une trahison


Parfois, nous ressentons même de la culpabilité envers des personnes qui ne sont plus avec nous.

Nous avons perdu quelqu’un.

Une relation s’est terminée.

Une personne que nous aimions est décédée.

Une période de notre vie a pris fin.

Et un jour, quelque chose de beau recommence.

Nous rions.

Peut-être tombons-nous de nouveau amoureux.

Nous profitons d’une belle journée.

Et soudain, un sentiment étrange apparaît :

Ai-je le droit ?

Oui.

Car continuer à vivre ne signifie pas trahir le passé.

Une nouvelle joie n’efface pas un ancien amour.

Une nouvelle personne n’en remplace pas une autre.

Un moment heureux ne rend pas un ancien chagrin insignifiant.

Le cœur humain possède cette capacité extraordinaire de porter les deux :

Le souvenir et le présent.

Le chagrin et la joie.

Le passé et un nouveau départ.

Peut-être que la guérison n’est pas le moment où nous oublions.

Peut-être que la guérison est le moment où nous pouvons recommencer à vivre sans devoir renier ce qui a été.



Tu n’as pas besoin de mériter le bonheur


Dans la dernière newsletter, nous avons parlé du fait que tu as le droit de recevoir.

Que tu n’as pas toujours besoin de mériter d’abord l’amour, le soutien ou l’affection.

Peut-être en va-t-il de même pour le bonheur.

Tu n’as pas besoin d’être parfait avant d’avoir le droit d’être heureux.

Tu n’as pas besoin d’avoir résolu tous tes problèmes.

Tu n’as pas besoin d’avoir atteint une perfection spirituelle.

Tu n’as pas besoin d’avoir réglé tous les conflits de ta vie.

Tu as le droit de passer une belle journée aujourd’hui, même si certaines choses ne sont pas encore résolues.

Tu as le droit de rire, même si tu as aussi des soucis.

Tu as le droit de profiter de la vie, même si tu sais que demain peut apporter un nouveau défi.

La vie n’exige pas que tout soit parfait avant que la joie puisse exister.

Si nous attendons cela, nous risquons d’attendre très longtemps.

Car la vie n’est jamais complètement achevée.



Un beau moment n’a pas besoin de durer éternellement


Nous commettons une étrange erreur lorsque nous jugeons la valeur d’un moment en fonction de sa durée.

Une fleur ne perd pas sa beauté parce qu’elle finira par faner.

Un coucher de soleil ne devient pas insignifiant parce que le soleil disparaît quelques minutes plus tard.

Des vacances n’étaient pas sans valeur simplement parce qu’il a fallu rentrer chez soi.

Une rencontre n’était pas sans importance simplement parce qu’elle n’a pas duré toute une vie.

Et un amour n’était pas nécessairement une erreur simplement parce qu’il a pris fin un jour.


Un beau moment n’a pas besoin de durer éternellement pour être entier.


Peut-être qu’une partie de notre souffrance vient précisément du fait que nous exigeons des belles choses qu’elles soient permanentes.

Mais la vie est en mouvement.

Les êtres humains changent.

Les corps changent.

Les saisons changent.

Les relations changent.

Nous changeons.

L’impermanence n’enlève pas sa valeur à la vie.

Peut-être nous fait-elle au contraire prendre conscience de la valeur infinie d’un instant.





Garder ce qui est bon ne signifie pas s’y accrocher


Lorsque nous disons :


Tu as le droit de garder ce qui est bon, cela ne signifie pas :


Accroche-toi à tout prix.

Contrôle.

Possède.

Empêche tout changement.

Car alors l’amour deviendrait peur.

La joie deviendrait contrôle.

La proximité deviendrait possession.

Garder ce qui est bon signifie autre chose.

Cela signifie :


Ne le repousse pas tant que c’est là.


Laisse-le venir jusqu’à toi.

Vis-le.

Apprécie-le.

Sois reconnaissant.

Et si un jour cela change de forme, tu t’en occuperas lorsque ce jour viendra.

Tu n’as pas besoin de souffrir aujourd’hui d’une perte qui pourrait peut-être survenir un jour.





La vie se passe maintenant


Notre mental aime voyager dans le temps.

Il retourne dans le passé.

Que s’est-il passé à cette époque ?

Pourquoi ai-je fait cela ?

Pourquoi cette personne a-t-elle dit cela ?

Ou il voyage dans l’avenir.

Que va-t-il se passer ?

Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ?

Que ferai-je si… ?

Mais ta vie ne se déroule ni hier ni demain.

Elle se déroule maintenant.

Peut-être qu’une personne que tu aimes est assise à côté de toi.

Peut-être que le soleil brille.

Peut-être qu’il pleut et que tu es confortablement installé, au chaud et à l’abri.

Peut-être que ton chien ou ton chat dort près de toi.

Peut-être bois-tu une tasse de café ou de thé.

Peut-être écoutes-tu de la musique.

Peut-être regarderas-tu ce soir la lune ou les étoiles.

Rien de spectaculaire n’a besoin de se produire.

Peut-être que le bonheur consiste parfois simplement à remarquer :


Cet instant est bon.


Et à ne pas le quitter immédiatement.



Ne cherche pas où est le piège


Peut-être peux-tu en faire un petit exercice aujourd’hui.

Lorsque quelque chose est beau, observe ce que ton mental en fait.

Peux-tu simplement accepter un compliment ?

Peux-tu profiter d’une journée paisible ?

Peux-tu vivre une rencontre pleine d’affection sans analyser immédiatement ce qu’elle signifie ?

Peux-tu ressentir du bonheur sans te demander quand il prendra fin ?

Peut-être remarqueras-tu une voix intérieure qui cherche où se trouve le piège.

Tu n’as pas besoin de combattre cette voix.

Tu peux simplement l’observer.

Et peut-être lui répondre :


En cet instant, tout va bien. Et cela suffit.





Tu as le droit de vivre cet instant


Peut-être que quelque chose est beau aujourd’hui.

Alors laisse-le être beau.

Ne cherche pas le problème.

Ne demande pas immédiatement combien de temps cela va durer.

Ne transforme pas ta paix en inquiétude face à sa perte éventuelle.

Respire.

Regarde.

Ressens.

Permets à la vie de venir jusqu’à toi pendant un instant.

Peut-être n’as-tu rien besoin d’améliorer aujourd’hui.

Rien à comprendre.

Rien à retenir.

Peut-être peux-tu simplement te dire intérieurement :


J’ai le droit de vivre cet instant.


Pas pour toujours.

Mais maintenant.

Tu as le droit de ressentir de la joie.

Tu as le droit de connaître la paix.

Tu as le droit d’aimer.

Tu as le droit d’être aimé.

Tu as le droit de rire.

Tu as le droit de profiter de la vie.

Et tu as le droit d’accueillir ce qui est bon dans ta vie sans avoir déjà peur de sa fin éventuelle.

Car peut-être que le bonheur ne consiste pas à retenir quelque chose pour toujours.




Peut-être que le bonheur consiste à ne pas repousser ce qui est bon tant que c’est encore auprès de toi.


Avec toute ma bienveillance,


Marc Altmann


 
 
 

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© 2026 par Marc Altmann, praticien en médecines alternatives, clairvoyant, psychothérapie spirituelle

Tel.0170 8084397

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